Parents et proches confrontés à des crises répétées ; professionnels du médico-social et de la protection de l’enfance (MECS, IME, ITEP, SESSAD, ESAT, foyers, ASE) ; AESH, assistants familiaux, animateurs et enseignants ; équipes qui veulent une conduite commune, écrite, tenue de la même façon quel que soit l’adulte présent.
Présentation
Thématique : comportements-défis et situations de crise. Une seule compétence travaillée : réduire ce que l’adulte ajoute pendant une crise, et écrire à froid ce qui se passera la prochaine fois.
Une crise ne s’arrête pas sur commande, et cette formation ne le promet nulle part. Ce qui se travaille se travaille vraiment : les six choses que l’adulte ajoute sans le vouloir — les mots, les demandes, le public, la proximité, les menaces, le volume —, la conduite décidée à froid, et le moment de la reprise, où se produisent presque toujours les épisodes les plus graves.
Aucun geste d’intervention physique n’est enseigné : ni prise, ni maintien, ni portage. Ces gestes blessent quand ils s’apprennent dans un texte ; ils relèvent du protocole écrit d’un établissement et d’une formation en présentiel avec mise en situation. La contrainte physique, l’enfermement et la privation ne sont jamais des techniques éducatives, et la formation le redit à chaque module.
Environ 45 minutes de lecture, réparties sur quatre modules, plus une boîte à outils d’annexes à imprimer. La lecture ne fait pas tout le parcours : le module 3 lance un relevé de dix jours, une minute par épisode, et le module 4 se lit le dixième jour, ce relevé sous les yeux. Comptez donc une dizaine de jours entre le premier et le dernier module.
Ce que cette approche ne doit jamais devenir. Les principes enseignés ici viennent de l’analyse appliquée du comportement. Ils sont efficaces, et ils ont été critiqués — notamment par des personnes autistes adultes, dont certaines décrivent des prises en charge vécues comme de la mise en conformité. Quatre garde-fous traversent la formation : on n’éteint jamais un comportement sans le remplacer ; on travaille sur ce qui coûte à la personne, pas sur ce qui gêne l’entourage ; le refus est une communication ; et ces outils s’inscrivent dans un projet construit avec la personne et sa famille.
Objectifs pédagogiques
À l’issue de cette mini-formation, vous serez capable de :
— décrire une crise en termes observables — horaire, ce qui précédait, ce qui s’est produit, durée — plutôt que de la qualifier ;
— situer les quatre temps d’une crise et dire ce qui est possible à chacun ;
— nommer les six ajouts de l’adulte et en retirer au moins un, de façon mesurable ;
— écrire une fiche de conduite à froid en cinq lignes, applicable par quelqu’un qui n’était pas dans la réunion ;
— tenir un relevé de dix jours et en tirer une décision datée ;
— rédiger, après un épisode, un écrit qui tient devant une équipe et devant un dossier ;
— reconnaître les situations où l’on ne continue pas seul.
Programme
Module 1 — Les quatre temps, les six ajouts, les trois réductions. Ce qu’on appelle « crise » et pourquoi le mot ne décrit rien ; ce qui est possible avant, pendant et après ; les limites absolues.
Module 2 — Une scène qui dérape, et la deuxième crise. Quatorze minutes analysées minute par minute, et la découverte que la blessure n’arrive pas au pic mais à la reprise.
Module 3 — Exercice guidé : la fiche à froid en cinq lignes. Les signes, ce que je retire, ma phrase, la limite de sécurité, la reprise.
Module 4 — Dix jours de relevé, et ce qu’on écrit après. La lecture en quatre questions, les phrases de compte rendu, et à qui s’adresser quand cela ne suffit plus.
Méthodologie pédagogique
Quatre modules, toujours dans le même ordre, plus une section d’annexes.
Chaque module s’ouvre sur une carte « Repères du module » — durée, prérequis, modalité, évaluation — et se ferme sur « Avant de passer au module suivant », trois critères que vous pouvez cocher vous-même.
1. La théorie, en quelques minutes. Le strict nécessaire pour comprendre ce qu’on va faire, pas un cours.
2. Une situation qui dérape. On ne vous montre pas un modèle parfait : on vous montre une scène réelle qui échoue, on vous demande de chercher pourquoi, et l’analyse ne vient qu’ensuite. C’est vous qui produisez la réponse — c’est ce qui la rend transposable.
3. Un exercice guidé, à faire sur votre propre situation, pas sur un cas d’école.
4. Une mise en pratique avec auto-observation : un protocole court, un relevé de quelques lignes par jour, et la lecture de ce relevé au bout de la période.
La section « Annexes — fiches techniques et exercices » réunit les grilles vierges, les mémos, les exemples corrigés et les tableaux de reformulation. Ils sont écrits en clair, recopiables à la main et imprimables depuis le navigateur : une grille qu’il faut aller chercher dans un ordinateur n’est jamais remplie sur le terrain.
Le format est volontairement court et se suit en complément d’autres : plusieurs mini-formations partagent la même thématique tout en travaillant une compétence différente.
Modalités d'évaluation
La progression est enregistrée module par module : chaque module porte une durée minimale de consultation, et la formation est réputée suivie lorsque les quatre modules ont été parcourus.
Chaque module se termine par trois critères vérifiables — « Avant de passer au module suivant » — que vous cochez vous-même. Ce ne sont pas des questions de connaissance : ce sont des productions (une grille remplie, une phrase écrite, un relevé compté).
Il n’y a ni examen, ni note. Ce qui est évalué, c’est votre propre relevé : chaque formation se termine par une période d’auto-observation avec une grille à remplir, et une lecture guidée de ce que vous y aurez noté.
Attestation de suivi nominative : 20 €, facultative. Elle se demande une fois les modules terminés, et les conditions vous sont communiquées avant tout paiement. Elle atteste que vous avez suivi la formation ; ce n’est ni un diplôme, ni une certification professionnelle, ni une action de formation certifiée Qualiopi. La formation elle-même reste gratuite, avec ou sans attestation.
Prérequis
Aucun prérequis de diplôme ni d’expérience.
La formation s’adresse aux parents comme aux professionnels : ce sont les mêmes gestes des deux côtés, et chaque module distingue explicitement ce qui change à la maison et ce qui change en équipe.
Il faut en revanche une situation réelle sous la main : chaque exercice se fait sur une personne que vous accompagnez ou que vous élevez, jamais sur un cas fictif.
Questions fréquentes
La formation est-elle vraiment gratuite ?+−
Oui, du premier au dernier module, sans carte bancaire et sans date de fin. Seule l’attestation de suivi nominative est payante (20 €), et elle est facultative.
L’attestation est-elle un diplôme ?+−
Non. C’est une attestation de suivi : elle indique que vous avez suivi la formation. Ce n’est ni un diplôme, ni une certification professionnelle inscrite au RNCP ou au RS, ni une action de formation certifiée Qualiopi. Elle sert à alimenter un dossier de formation continue ou un entretien professionnel.
Est-ce que cela remplace un accompagnement ?+−
Non. Ces formations ne posent aucun diagnostic et ne remplacent ni un avis médical, ni un accompagnement éducatif, ni un suivi psychologique. Elles transmettent un geste professionnel, transposable à la maison. Si une situation vous inquiète, parlez-en à un professionnel qui connaît la personne concernée.
Combien de temps faut-il y consacrer ?+−
Environ 45 minutes de lecture, que vous pouvez fractionner comme vous voulez : l’accès est illimité et sans date de fin. Mais le parcours ne se termine pas le jour où vous l’ouvrez : le module 3 lance un relevé qui dure de sept à quinze jours selon la formation, à raison d’une minute par jour, et le module 4 se lit ce relevé sous les yeux. Comptez donc une à deux semaines entre le premier et le dernier module — c’est écrit sur chaque fiche, et rappelé dans le module 3 lui-même.
C’est le principe. Chacune travaille une compétence précise, et plusieurs peuvent porter sur la même thématique sans se répéter — elles se suivent en complément, en formation continue.
Formation — Les premières minutes d’une crise · LES EXTRAS